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mercredi 9 mai 2012

Conte de la Sorcière Fripounette


 Conte de La Sorcière Fripounette


I  La rencontre.


Nous sommes au mois de Juillet. Une chaleur épouvantable a envahi la France. Les champs attendent la moisson. Les enfants sont depuis peu en vacances et s’amusent entre amis à tous les quatre coins des rues.

Pourtant, en cette belle journée de juillet, une nouvelle habitante s’installa dans notre bonne petite ville de FripeVille. Elle portait une grande robe. La robe semblait être confectionnée par des centaines de bouts de tissus cousus les uns avec les autres, et de toutes les couleurs. Des couleurs très vives, pour que nous puissions bien la remarquer.

Au milieu de toutes ces jolies couleurs, nous distinguions nettement un large sourire très amical. Ce qui attirait, d’autant plus chez elle, les enfants de son quartier.

Tout l’été, la nouvelle dame accueillie gentiment les enfants. A chaque visite, ils participaient à une véritable fête. Musique en tous genres, gâteaux, chocolats, et jus de fruits étaient au rendez-vous.

Comment Constance, Killian et leurs amis auraient-il pu résister de retourner chaque jour chez leur nouvelle amie ?

Au tout début de leur rencontre, les enfants posèrent beaucoup de questions à la Dame aux mille couleurs, pour mieux la connaître. Et la voilà qui se mis à raconter sa vie, dans tous les sens, à n’en plus finir.

Son discours commença par un bon rire bien joyeux, qui donna le sourire à tous les enfants.
« Ahahaha …Je me demandais si l’un d’entre vous oserez un jour me poser la question ? » dit-elle gentiment.
Et puis repris, « je suis la Sorcière Fripounette ! »
Un « Oh ! » tremblant et gêné se fit alors entendre de la bouche des enfants. Les regards se croisèrent craintivement. Et plus un geste ne se fit autour de la grande table emplie de délicieuses confiseries.

Fripounette ne fut pas vraiment étonnée de la réaction que venaient d’avoir les enfants. Mais elle fut surtout désolée.

Pourtant elle leur dit joyeusement : « Vous vous effrayez parce que vous avez entendu le mot « sorcière ». Voilà une réaction des plus tristes, mes enfants. Vous ai-je déjà fait du mal, avant que vous ne le sachiez ? »
« Non, jamais » répondirent les enfants.
« Bien au contraire, nous avons tout ce que nous voulons ici ! » dit Killian, d’un ton assuré !
« Alors, pourquoi vous ferai-je du mal, maintenant que vous savez qui je suis ? »
« Je ne sais pas ! » répondirent-ils.
« Bien, alors, pour retrouver notre joie… quelle est la formule magique la plus simple déjà ? »

Fripounette se leva alors de sa chaise, releva ses manches jusqu’aux coudes, tendit ses bras en avant, et ses grands doigts très fins commencèrent à bouger dans tous les sens. Et dit d’une voix haut perchée : « La formule ! ! ! »
Toute la petite bande cria en même temps : « ABRACADABRA ! »
Tout le monde applaudissait à grands bruits et ils éclatèrent de rire.

Alors Fripounette se décida de leur raconter sa vie pleine de joie et de magie.
« Je viens d’un pays très très lointain… N’essayez pas de chercher l’Ile aux Dragons sur la carte du monde… » dit-elle d’un ton amusé… « Vous ne la trouverez jamais, elle n’y figure pas ! Et pour cause… C’est une île magique ! »

Les yeux des enfants s’agrandissaient au fur et à mesure que Fripounette racontait en détail son histoire.
Killian, un petit garçon brun assez dégourdi, interrompit la sorcière pour lui demander : « Dis-moi, est-il vrai que les sorcières volent sur des balais ? »
« Pouah…pouah…pouah… » fit Fripounette d’une voix grave.
« Que de baliverne, mon garçon ! C’était bon pour mes ancêtres ce genre de balai. Maintenant nous avons la transplanation ! ! ! »
« La transplanation ? ! » s’étonnèrent les enfants.
« Qu’est ce que cela ? » demanda Constance timidement.
« Hé, bien… pour expliquer simplement…Tu disparais de l’endroit où tu te trouves pour réapparaître là où tu veux aller ! »
« Waouh ! Génial ce truc ! Et tu le fais souvent ? » demanda Maël.
« Oh, oui ! » répondit Fripounette d’un ton essoufflé. « C’est plus rapide et moins fatiguant que la marche à pied ! » continua-t-elle dans un fou rire.

Tout d’un coup, Rébecca, assise seule, calmement, dans un coin, dit « Mais Fripounette… tout à l’heure, tu as parlé d’ancêtres, pourtant les sorciers et les sorcières ne meurent pas ? »
« Ahahaha… très bonne remarque ma petite. Alors, ouvrez grand vos oreilles… Les sorciers et les sorcières ne connaissent pas la disparition définitive… Tu as raison Rébecca… Ils partent sur l’Ile aux Dragons, quand ils se sentent à bout de force et que leurs pouvoirs magiques ne veulent plus faire effets. Ainsi, nos amis les dragons s’occupent de nos bons vieux sorciers avec beaucoup de patience, car ce n’est pas si facile que ça de remettre un sorcier ou une sorcière en bonne santé… Croyez-moi !
L’Ile est entourée d’une mer bleue écarlate, les rouleaux des vagues reflètent comme des diamants. Le ciel est d’un mauve très clair, parce que c’est une couleur très apaisante, et comme les sorciers aiment fainéanter lors de leur séjour sur l’Ile, il ne leur fallait surtout pas un bleu clair qui éblouie les yeux quand le soleil pointe son nez !
En fait, les vieux sorciers ne viennent pas uniquement pour récupérer leurs pouvoirs magiques ou pour se reposer, mais ils y viennent surtout pour rajeunir. Ils reviennent donc parmi nous en tant qu’adolescents ou en jeunes adultes.
Donc nous avons des vies infinies et nous pouvons recommencer à chaque fois que nous le souhaitons ! »

Les vacances d’été s’écoulèrent à une vitesse incroyable, au beau milieu des histoires de la sorcière Fripounette, et de ses nombreuses friandises qu’elle offrait gracieusement chaque jour.



II  L’arrivée de l’automne.


La rentrée des classes se fit dans la joie et la bonne humeur. Les enfants étaient heureux de retrouver tous leurs compagnons de jeux. Même si certains boudaient de devoir travailler en classe.

Et comme toute bonne rentrée des classes, l’automne pointa le bout de son nez. Les feuilles des arbres jaunirent, puis brunirent, et bientôt, avant même que l’on ne s’en rende compte, les feuilles tombèrent des branches. Le soleil n’apparaissant plus dans un beau ciel bleu, les enfants fatiguaient, et la joie sur leur visage se faisait de plus en plus rare.

Pourtant, en une journée bien fraîche et très grise, rentrant de l’école comme chaque après-midi, tous les enfants de la ville  trouvèrent dans leur boîte aux lettres un prospectus très étrange au premier abord, mais qui, finalement, les fit sourire. Et celui-ci disait :
« GNAN…GNAN…GNAN ! ! !
Enfants des Ténèbres,
Enfants de Malheur,
Voici le moment tant attendu
Pour fêter la vie secrète des Sorcières : HALLOWEEN.
Je vous donne donc rendez-vous en cette horrible soirée
Du 31 octobre à 20 heures dans ma terrifiante antre.
Vous trouverez facilement ma demeure
En suivant araignées, serpents et autres farfadets se promenant seuls
En cette nuit d’horreurs.
Un diabolique festin vous attendra.
Je vous y attends tous très nombreux. »
Signée : la Sorcière Fripounette.

Comment ne pas avoir le cœur battant à toute allure et le souffle court après une nouvelle aussi excitante ? ! !
On entendit parler de cette fête d’Halloween dans toutes les écoles de la ville. Impossible de ne pas écouter une conversation d’enfants sans le nom de la Sorcière. Les questions fusèrent à une vitesse incroyable à propos des déguisements.
« En quoi vas-tu te déguiser le soir d’Halloween ? » demandait Ludivine à son amie Candice.
« Je ne sais pas encore ! » répondit celle-ci. « J’hésite entre la momie et Vampirella ! ! ! »
Et toutes les deux, ainsi que d’autres enfants assis à côté d’elles, rirent de bon cœur en s’imaginant à quoi ils allaient bien pouvoir ressembler dans ces costumes d’horreurs.




III  La fête d’Halloween.


Voici le jour tant attendu qui se fit enfin connaître !
Oh, Quelle angoisse pour les parents de fêter les sorcières : de sortir les enfants, tard dans la soirée, dans les rues de la ville à la tombée de la nuit.
Mais quelle excitation pour tous ces joyeux bambins. Se déguiser, se retrouver la nuit entre amis. Toutes ces choses interdites habituellement paraissent merveilleuses. De plus, pour ajouter la cerise sur le gâteau, ils ont rendez-vous dans l’antre de la Sorcière.
Il est donc inévitable, en cette soirée horriblement froide, de ne pas crier, sauter dans tous les sens ou de parler fort.
Oui, c’est en élevant la voix le plus haut possible, que les petits monstres cherchant l’antre, évite de sentir la peur les envahir… Car dans cette nuit sombre… un mélange de cris monstrueux et de musiques mortuaires baignent dans l’air… tandis que… tout à coup, une horrible et terrifiante maison fit surface au milieu de la rue principale… tout le monde se tut… plus aucun bruit ne se fit entendre… Quand la porte d’entrer se mit à grincer… GRRRR… OOOOHHHH ! ! ! ! La peur se faufile dans tous les cœurs. Puis, sur les côtés de la maison, en ces quatre coins, des lumières rouges et violettes s’allumèrent. C’est alors… qu’une ombre… tout doucement… pris place sur le seuil de la porte…
Deux grands bras maigres s’élevèrent dans les airs, un grand coup de tonnerre se fit entendre au même moment, de gigantesques traits de couleurs : rouge ; vert ; jaune ; bleu traversèrent la foule, sous les regards tout à la fois éblouis et apeurés. Une musique rythmée et aussi vivace que les lumières se mélangeaient aux évènements.

Puis, tout redevînt calme, on aurait pu entendre une mouche volée. Quand un bruit de batterie résonna encore plus fort et plus vite que la première fois, c’est alors que la musique retentit à nouveau au rythme des gestes de la Sorcière, qui brandit ses bras. Un immense nuage de poussières argentées sortit du bout de ses doigts, et retomba sur le public époustouflé.
La musique s’adoucit un peu, mais pour mieux retentir une troisième fois et ainsi jaillit un magnifique feu d’artifices.
Il paru infinis, et les enfants n’en avaient encore jamais vus d’aussi beaux ! ! !
Le joli spectacle pris malheureusement fin au bout d’une demi-heure.

Sous les applaudissements et les hourra, Fripounette parla d’une voix aigüe et tremblante : « GNAN…AN…AN… Voici mes mollusques de petits monstres. Je suis bien terrifiée de vous voir tous accoutré de la sorte ! ! ! AN… AN… AN… »
Après quelques rires sortis de la foule, et de petits regards furtifs donnés par la Sorcière, comme si elle surveillait ce qui se passait autour d’elle en cet instant même, celle-ci demanda : « Hé, bien petits monstres… vous avez décidé de vous faire peur ce soir ? Alors puisque vous aimez frémir, je vais vous donner un petit cours de Magie. Etes-vous d’accord ? »
Un « OUI »venant de la foule, crié par une centaine d’enfants percèrent les tympans des parents.
« Bien… donc… nous allons commencer par une potion de transformation… Bien, bien, bien… il me faut une petite terreur avec moi, au seuil de ma porte. Qui vient ? »
Alors, un petit enfant âgé de 7 ans environ, se leva sans dire mot, et s’avança jusqu’à la sorcière.



« Comment t’appelles-tu ? » demanda Fripounette.
« Corentin » répondit-il timidement.
« Bien, alors, Corentin, en quoi veux-tu te transformer ? »
« En chat de sorcière. Très noir, avec des yeux bien rouges qui brillent la nuit, pour faire peur à ma petite sœur quand elle m’ennuie ! »
« Pauvre petite sœur ! » soupira Fripounette !
« Comme tu voudras ! HUM… attends un petit peu que je me souvienne de la préparation… Ah, oui, ça y est… »

A ce moment là, une immense table en bois apparut devant Fripounette et Corentin. Celle-ci, attablée de différentes bouteilles et tuyaux qui zigzaguaient un peu partout, surpris le public.
« Nous y voilà… nous avons donc besoin… de deux gouttes de chauves-souris… »
Un « Bah ! ! » de dégoût s’écria, bien que des rires s’y mélangèrent.
« Et puis aussi… de la sauce gluante de dragons… »
Cette fois-ci aucun bruit … Tout le monde voulait entendre la suite de la fabrication.
« Et… Enfin… Un coulis de poils de chat noir. Je remue le tout. On compte tous jusque dix… Attention… »
Et les monstres comptèrent tous joyeusement : « 1…2…3…4…5…6…7…8…9…et 10 »
« Vas-y ! Tu peux boire ma potion ! » dit la Sorcière, en tendant doucement le verre de potion magique à Corentin.
Corentin bu une gorgée tout d’abord, et dit : « Humm, c’est bon… on dirait du jus de fruits ! »
Et il englouti le contenu du verre en deux secondes trois mouvements.
Au bout de cinq secondes d’attentes… Corentin fit remarquer à Fripounette : « Mais… je suis toujours moi…je ne suis pas un chat ? ! »
« Oh ! » s’écria la Sorcière d’un air gêné.
« J’ai oublié de prononcer la formule ! ! ! »
Après plusieurs secondes de réflexions, Fripounette prononça de sa voix aigüe : « Chaton… dos rond… noir de nuit… chat noir tu seras pendant dix secondes. »
Corentin se transforma en cet instant en un joli chaton noir aux yeux rouges.
Le public se mit alors à compter : « 1…2…3…4…5…6…7…8…9…10 ».
Et Corentin redevînt le petit garçon qu’il a toujours été.
« Ouais ! » s’écrièrent tous les monstres déguisés… « Bravo ! » gronda la foule sous les applaudissements qui n’en finissaient plus.

Quand le calme revînt à nouveau, Fripounette pu enfin annoncer : « Et maintenant, nous allons créer un filtre d’amitié… qui boira ce filtre, deviendra l’amie de ceux dont il ou elle le désirera. »
« Moi… moi… moi… je veux essayer ! ! ! » s’époumonèrent quelques petites filles du premier rang.
« Viens me voir, la petite fille aux nattes ! »
Amandine s’approcha d’un pas décidé. Un grand sourire illuminait son visage.
« De qui veux tu devenir l’amie ? » demanda Fripounette.
« Heu… de Benjamin… parce que je l’aime bien… mais il ne joue qu’avec ses copains ! » répondit d’un air un peu triste la petite fille.




« Bien, pas de problème. Nous allons régler ça tout de suite ! Alors… il nous faut… un zest de cœur de biche… un goutte de pétale rose nacré… et… et… de la poussière de lèvre rouge… N’oublions pas le formule cette fois… : rouge amitié… rose sucré les bonbons… petit garçon, petite fille écoute ton cœur… »
Un nuage rose pâle sorti d’un seul coup du verre où fut préparée la potion. Les yeux d’Amandine brillaient d’émerveillement à la vue de ce spectacle.
La Sorcière lui tendit le verre en lui précisant bien que l’effet magique n’agirait uniquement lorsqu’elle irait parler à Benjamin.
Après avoir répondu par un « oui » de la tête, Amandine bu la potion en entier.

Le spectacle de formules magiques pris fin au bout de trente minutes. Les enfants s’agitaient, parlaient, se demandaient les uns aux autres ce qui allaient bien pouvoir se passer par la suite.

C’est alors que sous un crie aigüe et tremblant de vieille femme, la Sorcière revêtue de son immense capuche d’où l’on apercevait uniquement ses yeux violets, qui brillaient dans cette nuit de terreur : «  Maintenant que je vous ai transmis quelques secrets de sorcellerie… je vous invite à entrer dans mon antre pour continuer les festivités… Venez… entrez… laissez-vous entraîner par la musique d’Halloween ! »
La porte de l’antre s’ouvrit à nouveau pour laisser entrer la Sorcière. Au moment, où celle-ci fut entièrement ouverte, on pu entendre de la musique.
Enfants et parents suivirent tous gaiement le cortège de la Sorcière. L’entrée était recouverte de toiles d’araignées. La maison n’était en fait qu’une seule salle de réception ou des centaines d’invités pouvaient s’y introduire. Tout le long d’un mûr, sur d’immenses tables, étaient présentés des gâteaux de sorcières que l’on reconnaissait par des noms tels que : gâteau explosif ; gâteau aux crottes de chauves-souris ; des langues de sorcières. Les confiseries se traduisaient par des : dents de vampires ; sucres empoisonnés… etc …
On pouvait choisir toute sorte de jus de fruits. La table était d’autant plus attirante par toutes ces couleurs vives et pastelles qui se mélangeaient joyeusement.

Malheureusement, toute bonne chose a une fin. Il se faisait tard, et les enfants devaient rentrer se coucher. Mais c’est avec de sublimes souvenirs qu’ils s’endormirent profondément au milieu des milles couleurs du feu d’artifice.





IV  Le départ.


La fête est terminée. Quelle tristesse pour tous les bambins. C’était tellement bien Halloween cette année.
Pourtant, une petite joie intérieure envahi  leur petit cœur, car après tout, Fripounette, la gentille sorcière, vit toujours parmi les habitants de la ville. Alors, les enfants décidèrent d’aller rendre visite à Fripounette pendant les vacances.
Ils y trouvèrent comme à l’accoutumé, des friandises et des jus de fruits pour le goûter.
Mais aujourd’hui, Fripounette semblait triste. Cela inquiéta beaucoup les enfants.
Constance dit alors d’une voix basse : « Pourquoi es tu si triste Fripounette ? »
« Hé, bien… justement mes enfants, je devais vous en parler… Il se passe que nous sommes bientôt à la mi-novembre, et comme vous le savez, Noël approche à grands pas… je… ja vais donc… devoir repartir pour l’Ile aux Dragons ! »
« Tu es vraiment obligée de partir chez le Père Noël ? Tu ne peux vraiment pas rester avec nous ? » dit la petite Amélie.
« Hélas, ma jolie, j’ai beaucoup de choses à préparer, et mes amis ont besoin de mon aide… » répondit la Sorcière.
« Quand dois-tu repartir chez toi ? Aurons-nous le temps de venir te revoir ? » répliqua Alexandre.
« Je dois absolument m’en aller samedi matin. Mais je vous promets de revenir dès que possible ! » répondit Fripounette d’un sourire forcé.

L’après-midi se passa sous les éclats de rire. Puis tous les enfants rentrèrent chez eux avant la tombée de la nuit.

Samedi matin arriva. Tous les regards enfantins étaient tristes. Ils se réunirent tous devant la maison de la Sorcière Fripounette. Celle-ci sorti au bout de quelques instants. Lorsqu’elle vit les enfants sur le seuil de la porte, un sourire rayonna sur son visage. Fripounette posa ses grosses valises sur le sol, se tourna pour fermer la porte à clé. Puis, sous un gros soupir, elle dit : « Que faites vous donc tous ici ? »
Les enfants répondirent tous en cœur : « Nous venons te dire au revoir ».
« C’est très gentil à vous mes enfants. Ce geste me touche beaucoup, et prouve votre grande amitié ! Hélas, il se fait tard, et je suis un peu en retard, alors je ne vais pas pouvoir rester plus longtemps parmi vous. Mais je vous promets de revenir bientôt ! »

Fripounette s’installa au milieu de la rue, entourée de ses bagages, et d’un signe de la main, pour dire au revoir, les enfants la virent disparaître. Ils furent tristes de ne pas avoir eu le temps de lui faire signe à leur tour, mais ils se consolèrent en pensant aux prochaines fêtes d’Halloween.







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