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lundi 1 juillet 2013

Une lecture gourmande



Je marchais dans la rue, quand je vis au loin une librairie.
Grande lectrice de tout et de n’importe quoi, je me précipitais donc à sa vitrine pour y découvrir des livres tous plus colorés les uns que les autres.
Les lettres s’amusaient, dans une drôle de farandole, pour me conter mille et une histoires.
Une envie gourmande me poussa dans la boutique, tandis que mon porte-monnaie me criait :
« - Je suis en famine ! »

Mais bizarrement, les mots venaient glisser sous le bout de mon nez. Ils dégageaient une odeur de grandes aventures. Des lettres caressaient mes mains, et en parfumaient toute la douceur de leurs sens.
J’étais, sans m’en rendre compte, envoûtée par ces formes majestueuses, qui dansaient joyeusement  autour de moi, et qui me racontaient tant de belles histoires.
Je continuais mon escapade littéraire, quand tout à coup… un énorme livre s’ouvrit devant moi.

Curieuse comme je le suis, je voulus savoir ce qu’il voulait me conter.
Mais en m’approchant, il ne fit de moi qu’une seule bouchée.
« - Oh… que c’est beau, me dis-je, que cette histoire est gourmande ! »
Ah oui, pour sûre qu’elle était gourmande. J’avais plongé la tête la première dans l’histoire d’une confiserie qui confectionnait des merveilles.

Les enfants couraient dans cette petite boutique, à leurs yeux si magiques, pour y goûter des bonbons verts, des pâtisseries roses et même des brioches bleues.
Et plus le temps passait, et plus mes papilles se délectaient de toutes ces douceurs sucrées.
Hum… que c’est bon d’être dans un livre. Finalement, je ne regrette plus de m’y être fait piéger.
Quelle chance d’avoir été avalé par ce livre gourmand !

Quand… au loin, j’entendis une voix :
« -Mademoiselle… hé ho… Mademoiselle ! Vous m’entendez, mademoiselle ?
« - Oh cette voix me déconcentre dans ma lecture. Mais veut-elle bien se taire ? »
Une main toucha mon épaule, et la voix me dit :
« - Mademoiselle… je ferme maintenant, il se fait tard ! »

D’un coup sec, je fus éjectée du livre, toute raide sur mes jambes. Je ne comprenais pas ce que me voulait ce vieil homme.
« - Mademoiselle… revenais demain, si vous le désirez. Mais pour aujourd’hui, je ferme ! »
Quelle déception de devoir partir. J’aime tant l’odeur des livres neufs, cela sent si bon toutes ces histoires mélangées.
Mais après-tout, peu importe, dès demain je viendrai continuer ma lecture gourmande.

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